Culture et société

La culture et la tradition mahoraises témoignent aujourd’hui du brassage de peuplement au tout début de notre ère. Ainsi, nous retrouvons des chants et des danses qui renvoie à la période de l’esclavage, un culte musulman qui cohabite avec la culture animiste venue d’Afrique ou encore le Kibushi, dialecte malgache parlé par de nombreux villages de l’île.

Bien que la société mahoraise continue d’évoluer considérablement, elle se caractérise, dans son aspect traditionnel, par une organisation particulière trouvant son origine dans l’héritage Bantoue et Malgache. Voici quelques éléments de compréhensions du fonctionnement de la société mahoraise.

Matrilinéarité

La société mahoraise se caractérise par une filiation strictement matrilinéaire conférant à la femme une place importante est bien définie dans la sphère sociale. Elle est détenteur du patrimoine par transmission héréditaire, c’est à dire que seule l’ascendance par les femmes est prise en compte pour la transmission du nom, des statuts  et des biens. C’est ainsi que l’individu est identifié par son appartenance à un matriclan.

Matrilocalité

Le principe de matrilocalité veut que la résidence de la famille soit chez la mère. L’homme vient habiter dans la maison de son épouse. La famille se structure ainsi autour de la femme.

Primauté du groupe sur l’individu

La société mahoraise fonctionne sur le principe de prééminence du groupe sur l’individu. Cela se retrouve notamment dans l’éducation des enfants qui est l’affaire de tous : la famille élargie.  Par ailleurs, au sein du groupe social, le doyen d’âge a une place plus importante que celle de ses cadets.

Ces « règles » qui ont façonné la société traditionnelle mahoraise pendant des années sont encore aujourd’hui observées, du moins dans leurs principes. En effet, aujourd’hui, tradition et modernité cohabitent. Ainsi, la place de l’individu au sein e la société s’impose davantage, notamment avec la libéralisation de l’école et l’ouverture de l’île vers l’extérieur.

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