
L’euro est retombé sous 1,1400 dollar, confirmant que « L’euro tombe sous 1,1400 dollar, la monnaie unique affaiblie par la fermeté américaine » : la paire EUR/USD s’échangeait autour de 1,1378 selon la Banque centrale européenne pour le 28 septembre, et des cours à 1,1370 ont été relevés par des plateformes de marché le 29 septembre, d’après TradingEconomics.
Sommaire
Pourquoi l’euro a-t-il glissé sous 1,1400 ?
Les marchés attribuent la faiblesse de la monnaie unique à la fermeté du dollar et à l’environnement de taux américains, note une analyse initiale publiée par BDOR qui lie la baisse à un dollar soutenu par la Réserve fédérale et par des tensions géopolitiques.
Reuters a également documenté ces pressions: des articles récents pointent la force du billet vert face aux autres devises lorsque les anticipations sur la politique monétaire américaine restent élevées et que des tensions internationales augmentent l’appétit pour des actifs refuges en dollars.

Quel rôle joue la Fed et les taux américains ?
La Réserve fédérale continue d’orienter les marchés par ses indications sur les taux, et les investisseurs ont interprété les signaux américains comme favorables à un dollar plus fort, un facteur cité directement par BDOR.
Des commentaires de places financières repris par Reuters expliquent que lorsque les rendements et attentes de taux aux États-Unis restent élevés, cela tend à soutenir le dollar en rendant les actifs libellés en USD plus attractifs pour les flux de capitaux.

Quelles conséquences pour les acteurs européens ?
Un euro sous 1,1400 pèse sur les importations d’énergie et augmente la facture en euros pour les achats libellés en dollars, un point que plusieurs analyses de marché évoquent comme une contrainte pour les entreprises européennes dépendantes des matières premières importées.
À l’inverse, un euro plus faible peut apporter un léger avantage compétitif aux exportateurs de la zone euro en rendant leurs prix plus attractifs en dollars, mais les bénéfices nets dépendent des marges, des coûts énergétiques et des chaînes d’approvisionnement, rappelle BDOR.
Que surveiller maintenant ?
Les traders vont surveiller les publications économiques américaines et européennes et les prises de parole de responsables de la Fed et de la BCE, qui peuvent modifier les anticipations de taux et les flux de capitaux, note Reuters.
Pour suivre l’évolution, les plateformes de cotation comme TradingEconomics publient des cours en quasi-temps réel (TradingEconomics a enregistré 1,1370 le 29 septembre) tandis que la Banque centrale européenne fournit des taux de référence quotidiens (la BCE donnait 1,1378 pour le 28 septembre).
Comment réagir en tant que particulier ou entreprise ?
Pour les particuliers, une exposition directe en devises mérite prudence: la volatilité des taux peut affecter le pouvoir d’achat à court terme. Les entreprises importatrices devraient envisager des couvertures de change si leurs achats en dollars sont sensibles au taux de change.
Les lecteurs souhaitant un contexte sur l’impact du dollar et des taux peuvent consulter des articles précédents du site sur la relation entre le dollar et les métaux ou les taux, comme L’argent recule de 3 % en une journée et L’argent recule de 5,9 % en une semaine, qui expliquent comment un dollar fort a pesé sur d’autres marchés.
Que retenir ?
L’euro est passé sous 1,1400 dollar selon les références publiées par la BCE et les cotations de marché, une évolution que BDOR relie à la fermeté du dollar soutenue par la Fed et à des tensions géopolitiques. Les prochaines publications économiques et les décisions de politique monétaire restent les catalyseurs les plus susceptibles d’influer sur la paire EUR/USD.
Sources citées dans le texte: BDOR, Banque centrale européenne, TradingEconomics, Reuters.
Articles similaires
- EUR/USD : pourquoi l’euro a reculé à 1,1469 $ le 22 septembre
- EUR/USD : pourquoi le dollar grimpe sous 1,1310
- Le dollar au plus haut depuis 2025 : l’once est‑elle vraiment passée sous 3 700 € ?
- L’argent recule de 5,9 % en une semaine — le dollar et les taux pointés (Coindesk)
- Le pétrole WTI: pourquoi il peut reculer sous 90 dollars

Julie Martinez est rédactrice spécialisée en bons plans et services publics. Elle se consacre à dénicher les meilleures opportunités pour les lecteurs de CDR BUSINESS.


