
L’argent recule cette semaine, pénalisé par la fermeté du dollar et le recul du pétrole : selon BDOR, l’once d’argent a oscillé entre 1,715 et 1,742 euro le gramme avant de retomber à 1,729 euro le 30 septembre 2026, signe d’une semaine hésitante pour le métal blanc.
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Que s’est‑il passé cette semaine?
BDOR indique que la variation hebdomadaire est restée contenue (+0,8 % en apparence) mais que, replacée par rapport à la semaine précédente, l’écart atteint -4,8 %, traduisant deux semaines de repli avant un sursaut technique. Ces relevés datés du 30 septembre 2026 viennent du suivi quotidien des cours publié par BDOR.

Pourquoi le dollar et le pétrole pèsent‑ils sur l’argent?
BDOR note que le Dollar Index se situait autour de 101,31 points le 30 septembre, et que l’EUR/USD était proche de 1,1355, ce qui renchérit mécaniquement le prix des métaux cotés en dollars pour les acheteurs hors‑dollar.
Le même article relève que le WTI a reculé à 89,85 dollars le baril (-2,77 % sur 24 heures), une baisse qui reflète un affaiblissement de la dynamique industrielle et qui peut réduire la demande industrielle en argent (photovoltaïque, électronique).

Le rôle des taux et du coût d’opportunité
BDOR rappelle que des rendements obligataires proches de 4 % rendent le coût d’opportunité de détenir des métaux sans coupon plus élevé. La persistance de taux réels élevés pèse donc de manière structurelle sur la capacité de l’argent à soutenir un rallye durable.
Autrement dit, même si des rebonds techniques apparaissent, ils restent vulnérables tant que les rendements souverains restent attractifs comparés au stockage physique.
Que dire du ratio or/argent et de la lecture à moyen terme?
BDOR signale que le ratio or/argent a grimpé à 68,5 contre 66,8 un mois plus tôt, ce qui montre une sous‑performance relative de l’argent face à l’or. Le site interprète cela comme une divergence liée à la composante industrielle de la demande en argent.
Sur trois mois toutefois, BDOR observe que l’argent affiche une progression (+6,2 %) qui laisse ouverte la possibilité d’un rattrapage si les conditions macroéconomiques s’améliorent.
Que surveiller la semaine à venir?
BDOR pointe trois éléments à suivre : les publications macro américaines susceptibles d’influer sur le dollar, l’évolution du baril WTI et les mouvements des taux longs. Un repli marqué du billet vert ou une stabilisation du pétrole redonneraient de l’air au métal blanc, tandis qu’une poursuite de la fermeté du dollar renforcerait la pression vendeuse.
Pour approfondir le contexte du dollar et du pétrole, nos lecteurs peuvent consulter notre analyse sur le dollar au plus haut depuis 2025 et notre article sur le pétrole WTI sous 90 dollars.
Que faire maintenant?
La décision dépend de l’horizon et de l’objectif : qui conserve l’argent comme couverture industrielle peut tolérer la volatilité court terme; qui cherche une protection contre l’inflation évaluera le coût d’opportunité face aux taux. BDOR rappelle l’importance d’une approche graduée et d’un suivi des signaux macro.
Si vous suivez le cours au jour le jour, gardez en tête que la pression actuelle est contextuelle et que des revirements rapides restent possibles selon l’évolution du dollar et du baril.
Sources : article et relevés de BDOR publiés le 30 septembre 2026 ; synthèses de marché Reuters sur la fermeté du dollar en fin septembre 2026.
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Julie Martinez est rédactrice spécialisée en bons plans et services publics. Elle se consacre à dénicher les meilleures opportunités pour les lecteurs de CDR BUSINESS.


