
Oui: l’or reste pour l’instant bloqué sous le seuil de 4 200 dollars l’once, une situation que reflète la lecture en euros d’une baisse hebdomadaire de 2,2 %, selon les relevés de BDOR; le billet vert et la remontée des rendements américains pèsent sur la cotation en euros.
Sommaire
Que disent les cours aujourd’hui et pourquoi cela compte‑t‑il ?
BDOR note que l’once d’or en dollars « bute sous le seuil des 4 200 dollars » tandis que, en euros, l’once a reculé de 2,2 % sur la semaine, passant à l’ouverture à 116,36 € le gramme pour finir à 118,34 € le gramme dans leurs relevés.
Cette divergence tient surtout à la devise de référence: un dollar plus fort rend le métal plus cher pour les acheteurs en euros et accentue la perte en monnaie européenne même quand le prix en dollars paraît stable, explique BDOR.

Quel rôle jouent le dollar et les rendements américains ?
Reuters rapporte que les mouvements des taux et du dollar restent le moteur principal: après une phase de remontée, les rendements obligataires américains ont pesé sur l’appétit pour l’or, un actif non productif de revenu, et ont contribué à faire chuter le métal par rapport à d’autres placements rémunérateurs.
Dans son article du 6 octobre, Reuters indique que le prix au comptant de l’or atteignait environ 4 168,33 $ l’once à un moment donné, et souligne que les intervenants attendent les minutes de la Fed pour réévaluer les probabilités d’une nouvelle hausse des taux.

Quelles sont les conditions qui pourraient débloquer l’once ?
Les deux sources convergent: une détente des rendements américains ou un affaiblissement du dollar redonnerait de l’air à l’or en euros. BDOR précise qu’un rapport d’emploi américain nettement plus faible diminuerait les anticipations d’une hausse des taux et affaiblirait le dollar.
De son côté, Reuters note que les rendements avaient légèrement reculé après un pic récent, et que cette pause a permis au métal de reprendre un peu de terrain, ce qui signifie que l’or reste sensible à chaque évolution des taux et à la communication de la Fed.
Et l’argent, le pétrole et le contexte européen — quels liens ?
BDOR observe que l’argent a reculé plus fortement sur la période (-5,3 % la semaine), illustrant que les métaux industriels amplifient les mouvements monétaires et de demande réelle.
Reuters ajoute que d’autres facteurs macro, comme des tensions sur les dettes souveraines en zone euro et des craintes sur l’offre pétrolière, peuvent renforcer la recherche de valeurs refuges en dollar et perturber la dynamique des métaux précieux.
Que faire si vous détenez de l’or physique ?
BDOR conclut que pour un détenteur d’or physique, la clé est de regarder la cotation dans la devise de son patrimoine: la perte en euros reflète d’abord la force du dollar et non une rupture structurelle du marché de l’or.
Si vous suivez l’évolution à court terme, surveillez les rendements à 10 ans et les publications clés de la Fed; selon Reuters, les minutes du FOMC sont un jalon qui pourrait influer significativement sur les anticipations de taux et donc sur le prix de l’or.
Ressources pratiques
Pour comprendre l’impact du dollar sur votre portefeuille, voyez notre article sur Le dollar au plus haut depuis 2025 et, pour le contexte des devises et des taux, l’analyse EUR/USD : pourquoi le dollar grimpe. Si vous voulez replacer la tenue de l’or dans un horizon plus large, relisez aussi Même une économie mondiale en panne n’arrête pas l’or.
En bref — résumé pour l’investisseur
Actuellement, l’or reste bloqué sous 4 200 $ l’once parce que le dollar et les rendements américains continuent de créer un frein en euros. Un retournement dépendra d’une pause durable des rendements ou d’une rotation des anticipations monétaires après les prochains indicateurs et communications de la Fed.
Que faire maintenant: suivez les taux longs américains et le calendrier des publications de la Fed; passez en revue votre exposition en euros si vous détenez de l’or physique; et rappelez‑vous que la devise de cotation compte autant que le métal lui‑même.
Sources
- BDOR — relevés hebdomadaires, variation en euros (-2,2 %) et analyse du rôle du dollar et des rendements.
- Reuters — prix spot cité (~4 168,33 $/oz le 6 octobre), influence des rendements et attente des minutes de la Fed.
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Julie Martinez est rédactrice spécialisée en bons plans et services publics. Elle se consacre à dénicher les meilleures opportunités pour les lecteurs de CDR BUSINESS.


