
Oui. Selon BDOR, le prix de l’argent « l’once d’argent » est retombé sous la barre des 50 € : la cote était à 49,79 € l’once le 22 octobre 2026, marquant une forte baisse sur un mois.
Cet article explique pourquoi le prix de l’argent repasse sous 50 euros l’once, quelles sont les causes évoquées par BDOR, ce que cela change pour un détenteur d’argent physique et quels signaux surveiller pour savoir si la baisse peut s’inverser.
Sommaire
Que dit BDOR sur la chute sous 50 € ?
BDOR publie le 22 octobre 2026 un point de marché qui précise que l’once d’argent cote 49,79 €, en repli de 2,54 % sur 24 heures et affichant un recul de 14,9 % sur un mois. L’article note aussi que le gramme d’argent valait 1,601 € au moment du constat, ce qui illustre l’ampleur du mouvement.
BDOR explique que le ratio or/argent a grimpé à 73, signe que l’argent sous-performe l’or et que la composante industrielle du métal pèse sur son cours, contrairement à l’or plus stable selon la même analyse.

Quelles sont les causes évoquées par les analystes ?
BDOR met en avant trois facteurs principaux : la faiblesse des anticipations de demande industrielle, l’évolution des cours du pétrole qui pèsent sur les coûts industriels, et la dynamique des taux réels. Le texte cite une baisse du WTI et un dollar dont les variations ne suffisent pas à compenser la pression vendeuse sur l’argent.
Sur le plan monétaire, BDOR rappelle que des taux réels plus élevés rendent les actifs sans coupon moins attractifs, ce qui affecte l’argent plus fortement que l’or en raison de son double rôle monétaire et industriel.

Que signifie cette baisse pour un détenteur d’argent physique ?
BDOR insiste sur le fait qu’un détenteur d’argent physique subit d’abord une variation de valorisation et non une « urgence » : l’actif reste tangible et le marché peut osciller fortement à court terme car il est plus étroit que celui de l’or.
L’article conseille de raisonner en horizon long terme plutôt qu’en séance et de garder à l’esprit la double nature du métal : « la volatilité actuelle fait partie de la nature même de l’actif », note BDOR.
Quels niveaux et indicateurs surveiller maintenant ?
BDOR signale des supports proches des plus bas annuels : si ces niveaux cèdent, le ratio or/argent pourrait continuer de grimper ; s’ils tiennent, une partie du terrain perdu pourrait se reconstituer rapidement. Les facteurs à suivre sont donc le cours du pétrole, la trajectoire du dollar et l’évolution des taux réels européens.
Pour un lecteur souhaitant approfondir le mécanisme lié aux taux, notre article L’argent : pourquoi la Fed peut faire basculer les prix explique comment les décisions monétaires influencent le métal.
Que faire maintenant ?
BDOR ne donne pas de conseil personnalisé, mais rappelle deux règles simples : considérer l’horizon de détention et accepter la volatilité propre à l’argent physique. Pour qui envisage d’acheter, il vaut mieux définir un objectif et s’en tenir à une stratégie plutôt que chercher à « temporiser » le marché.
Pour un rappel des récents mouvements, voir aussi notre explication sur la chute précédente L’argent chute de 11% en un mois, pourquoi son rebond s’essouffle, qui replace ce repli dans la série d’ajustements observés en octobre.
En résumé
Oui : le prix de l’argent a repassé sous 50 € l’once selon BDOR le 22 octobre 2026, avec un recul notable sur un mois. Les éléments à surveiller pour juger d’un retournement restent le pétrole, le dollar et les taux réels.
Si vous détenez de l’argent physique, la priorité est de vérifier votre horizon d’investissement et d’éviter les décisions impulsives dictées par la volatilité de court terme.
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Julie Martinez est rédactrice spécialisée en bons plans et services publics. Elle se consacre à dénicher les meilleures opportunités pour les lecteurs de CDR BUSINESS.


