
La grossesse étant une période de grands bouleversements, il n’est pas rare qu’une future maman soit contrainte de s’arrêter de travailler quelques semaines avant le début de son congé maternité officiel. Que ce soit à cause de la fatigue, des douleurs ou des complications, cet arrêt maladie est souvent nécessaire. Cependant, il soulève immédiatement une question légitime et inquiétante pour la salariée : quelle va être la perte de salaire ? Entre les indemnités journalières de la Sécurité sociale et l’éventuel complément de l’employeur, il est parfois difficile d’anticiper le montant qui figurera sur sa fiche de paie.
Sommaire
L’indemnisation d’un arrêt maladie classique
Lorsque votre médecin vous prescrit un arrêt de travail pour une maladie non liée à la grossesse (grippe, mal de dos non spécifique…), vous êtes indemnisée comme n’importe quel salarié. Après un délai de carence de 3 jours, la Sécurité sociale vous verse des indemnités journalières (IJ).
Leur montant est calculé sur la base de vos salaires bruts des 3 derniers mois et correspond à 50 % de votre salaire journalier de base. Cette perte de la moitié de votre revenu peut être partiellement ou totalement compensée par votre employeur selon ce que prend en compte votre contrat de travail ou votre convention collective.

Le cas particulier du congé pathologique prénatal
Si votre arrêt maladie est directement lié à des complications de votre grossesse (risque d’accouchement prématuré, hypertension…), votre médecin peut vous prescrire un congé pathologique. Il ne s’agit pas d’un congé à part entière, mais bien d’un arrêt maladie spécifique :
- sa durée : il est limité à 14 jours, consécutifs ou non, et doit être pris juste avant le début de votre congé maternité ;
- son indemnisation : la Sécurité sociale vous verse des indemnités journalières plus élevées, se rapprochant de celles que vous touchez pendant votre congé maternité (environ 77 % du salaire journalier brut, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale). De plus, il n’y a pas de délai de carence.
L’impact sur le montant des indemnités de congé maternité
Il faut noter que cet arrêt et la baisse de revenus qui l’accompagne ne peuvent pas réduire le montant des indemnités de congé de maternité. En effet, le calcul de vos droits repose sur les salaires perçus au cours des 3 mois précédant l’arrêt lié à la grossesse.
Autrement dit, la période d’arrêt maladie n’est pas prise en compte dans la base de calcul. Votre indemnisation au titre du congé de maternité sera donc calculée sur la base de votre salaire habituel, comme si vous aviez continué à travailler normalement.
Le rôle de l’employeur et de la convention collective
Concrètement, la perte de salaire réel dépend largement de votre situation. Le Code du travail et les conventions collectives prévoient souvent une obligation pour l’employeur de maintenir le salaire de la salariée en arrêt maladie. Ce complément vient s’ajouter aux indemnités de la Sécurité sociale.
Certaines entreprises maintiennent l’intégralité du salaire net dès le premier jour, tandis que d’autres proposent un maintien partiel après un certain délai. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre service des ressources humaines pour connaître précisément vos droits et savoir ce que prévoit votre entreprise en cas d’arrêt maladie, qu’il soit ou non lié à la maternité.
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